Continuer de découvrir la Turquie où aller dans son pays voisin ? Je me suis longtemps posé la question et au final, j’ai fini par me rendre en Bulgarie. Après un long trajet de nuit, un passage à la frontière discriminatoire, j’arrive à Sofia, la capitale, dominée par la montagne Vitocha, dont sa symbolique est l’église d’Alexandre Nevski.

Sofia était une étape assez particulière de mon voyage, pour la première fois j’étais dans un état de lassitude extrême, exténuée voire déprimée (en grande partie à cause de mon agression au Sri Lanka). Aucune envie, aucune motivation, je me demandais ce que je voulais : continuer ou rentrer ? Et je n’avais aucune réponse et le problème, c’est que je n’étais pas prête à rentrer en France ! Je me suis donc dit que dans un premier temps, il fallait vraiment que je prenne du temps pour moi, pour me déconnecter, me ressourcer. Cette fois, j’ai du renoncer au couchsurfing, pour aller dans une auberge, car pas d’humeur propice aux rencontres. Etant pas très fan des auberges de jeunesses en général, je suis malgré tout tombée sur la meilleure de toutes celles que j’ai pu tester sans vouloir exagérer :  avec un très bon rapport qualité-prix, un staff très accueillant et amical, il y a de quoi se refaire une petite forme !

J’ai appris plus tard que j’étais atteinte du blues du voyageur. Voilà près de 9 mois que je sillonne les routes, vais de pays en pays, et la fatigue commence vraiment à s’installer à force de changer d’endroit tous les 2/3 jours. Je n’avais plus de force pour quoi que ce soit, plus rien ne « m’émerveillait »… J’ai alors opté pour un autre rythme : celui de rien faire, de ne rien programmer, car c’est vrai que lorsqu’on voyage on a envie de voir un maximum de choses, on se dit qu’on doit voir ci, faire ça, du coup les journées sont plus ou moins bien remplies. Avec le temps, on prends l’habitude sauf que, un jour, surprise ! Le corps et la tête disent « STOP ».

Lorsque je suis sortie hors de l’hôtel la première fois j’étais tellement contente de pouvoir me ballader dans la rue incognito sans subir les regards à cause de ma peau chocolat. Il était un peu difficile d’établir un premier contact avec la population car ils ne parlent pas vraiment anglais, ne sont ni réceptifs à mes mimes, mais avec un peu d’effort cela fini par payer et on découvre qu’en fait ils sont vraiment sympathique !

J’ai donc passé 4 jours dont mes activités favorites étaient de dormir, faire des promenades « juste comme ça », manger de délicieuses gauffres… Contrairement à mes habitudes, j’ai un peu délaissé mon appareil photo. Et j’ai eu l’occasion de découvrir un artiste bulgare grâce à une exposition. Pardonnez-moi, j’ai pas réussi à savoir son nom à cause de l’alphabet cyrillique.
À la suite de ces jours, j’ai pu retrouver un peu d’énergie et de la motivation pour continuer un peu le chemin. J’ai bien pris conscience qu’il est bon de prendre de temps en temps un rythme tout en douceur.

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