Mon voyage au Nicaragua était sur le point de se terminer, mais j’ai dû l’écourter pour des raisons de santé. Me trouvant à Estelí, j’ai préféré tracer directement au Salvador plutôt que de redescendre sur León pour à nouveau remonter.

Me voici donc au Salvador, un pays plutôt boudé des voyageurs car réputé pour être l’un pays les plus dangereux du monde.

Je commence donc mon périple à San Salvador, la capitale, pour me reposer. Je suis aux petits soins de la part de mon hôte qui a eu la gentillesse de m’emmener à l’hôpital, m’aider pour certaines démarches. Ça me remonte le moral et je récupère plus vite que je ne le pensais. Elle me donne également quelques conseils niveau sécurité.

Découverte des ruines de Tazumal

Pleine d’aplomb, je file à Santa Ana, la deuxième ville du pays et qui sera mon point de chute pour visiter le coin et non la ville elle-même (j’évite de visiter les grandes villes de l’Amérique centrale mais j’ai fait une exception pour Panama City que j’ai beaucoup aimé !)

À une vingtaine de minutes en chicken bus de Santa Ana se trouve le site archéologique Tazumal, un site maya de l’ère précolombienne (La civilisation maya s’étend du Mexique jusqu’au Honduras en passant par le Belize et le Salvador). Beaucoup moins imposant que ceux que j’ai visité au Mexique et au Honduras mais le plus grand du pays. C’est très simple de s’y rendre, l’arrêt de bus se situe seulement à quelques pas du site. La visite est plutôt rapide et surtout beaucoup beaucoup moins de monde !

Le Lac de Coatepeque

Pour y aller, c’est relativement facile. Pour admirer la vue sur le lac, situé dans une caldeira, on a l’embarras du choix du côté de la route qui est située dans les hauteurs. Puis, si on veut d’approcher, il faut pas mal marcher. Un petite artère où sont concentrés les restaurants est plutôt bondée. Mais si on s’éloigne un peu, il y a un joli petit « parc » où on peut être au calme.

LE PARQUE NACIONAL LOS VOLCANES

Mon coup de coeur du Salvador ! La randonnée offre une vue sur le volcan Izalco, le lac de Coatepeque ainsi que le cratère du volcan Santa Ana.

Impossible d’y aller seule, je suis donc dans un groupe, accompagné de plusieurs gardes armés pour des raisons de sécurité. Rendez-vous donc avant 11h (début de la visite) sur le parking. Il faut donc choper le bus de 7h30 à Santa Ana au terminal La Vencedora. Le trajet dure une vingtaine de minutes ce qui laisse pas mal de temps en attendant le début de la visite. Il y a deux groupes selon la destination : volcan Santa Ana et volcan Izalco.

Volcan Izalco – l’ascension ce sera pour une prochaine fois !
Cratère du volcan Santa Ana
Vue sur le lac Coatepeque

Sur la route de « La rutas de las flores »

La Ruta de las flores est une route très touristique reliant Sonsonate à Ahuachupán et qui passe par plusieurs villages.

Juayua est mon point de chute. Je me suis grave fait plaisir au food festival où j’ai pu gouter par mal de mets salvadorien, de jus de fruits frais. Une petite promenade à la cascade Los chorros de calera. Encore une fois, je n’ai pas pris de risque, j’y suis allée accompagnée. Étant en week end, il y avait pas mal de monde.

Les fameux pupusas, met incontournable du pays ! Ici, garnis aux haricots rouge (il sont également au fromage et chicharron)
Food festival de Juayua
Cascade Los Chorros de Calera

Ataco (aussi connue sous le nom de Concepción de Ataco), un charmant village calme en semaine et qui change de visage le week-end où les touristes affluent. Il n’y a vraiment pas de quoi s’ennuyer : marché, restaurants en plein air et sans oublier le point de vue au mirador de la Cruz.

Dans les rues d’Ataco

Vue depuis le mirador de la Cruz

Le tout dernier village, Salcoatitán, je l’ai trouvé bien moins intéressant. Surement parce qu’il était « vide ». Néanmoins, une visite au musée de l’imprimerie valait le détour.

Suchitoto et son charme colonial

Cap sur Suchitoto, un village colonial situé à 50km de la capitale et aux abords du lac artificiel Suchitlán. Un charmant village datant de l’ère précolombienne et surtout touristique. Il y fait très chaud et ce n’est pas pour me déplaire. Animé que ce soit de jour ou de nuit, on y fait vite fait le tour sans oublier la cascade Los Tercios située à 1km.

Église Santa Lucia
Cascade Los Tercios

La touche finale : en fait, la capitale, c’est cool !

Après la ruta de las flores, je continue sur la côte ouest où j’avais l’intention de passer quelques jours paisibles à la mer. Sauf que le mauvais temps et une mauvaise expérience avec Airbnb m’ont vite fait changé d’avis.

Plage El Zonte

Je retourne donc à San Salvador (alors que d’ordinaire j’évite les capitales de l’Amérique centrale excepté Panama City que j’ai beaucoup aimé). Mais avant de prendre l’avion et quitter l’Amérique centrale, je décide quand même de rester 2 jours supplémentaires consacrés au jardin botanique La Laguna et le volcan El Boquerón.

Iris, mon hôte, m’a dit qu’il n’y avait aucun problème pour aller au Volcan El Boquerón. Je lui fait confiance et avec toutes ses recommandations, je m’y rends. Dans le bus, alors que j’arrive bientôt à destination, la femme assise à côté de moi me demande où je vais. Son visage se décompose quand je lui dit que je vais au volcan, elle me dit d’être très très très prudente. Avant qu’elle descende du bus, elle parle au chauffeur et je pense comprendre qu’elle lui a demandé de veiller sur moi. Ça y est, elle a réussi à me faire psychoter, maintenant j’hésite beaucoup.

Il reste une quinzaine minute de marche pour accéder à l’entrée du parc et le chemin ne me rassure pas du tout : tout est boisé. Heureusement que je n’étais pas la seule à être descendue du bus, je décide donc de me joindre à un petit groupe. Me voilà rassurée. Je visite le parc avec la boule au ventre et sur le qui vive.

Ce qui fait l’originalité de ce volcan : son grand cratère qui en abrite un petit !

Avant de retourner à l’arrêt de bus, je fais une petite pause fraîcheur et j’en profite pour demander au vendeur s’il n’y a pas de problème pour redescendre seule : il me dit que non.

Vue sur le cratère du volcan El Boqueron

Au final, voyager au Salvador c’est safe ?

Tout ça pour vous dire qu’ici, il y a ceux qui disent qu’il faut faire très attention et d’autres non. Difficile de se faire une opinion. Pour ma part, je n’ai pas ressenti d’insécurité, je n’ai pas spécialement changé mes habitudes, à savoir, éviter de sortir seule la nuit et dans les rues désertes. Cependant, la seule différence, c’est que pour certaines randonnées je n’ai pas hésité à me faire accompagner (parfois, pas le choix, c’est obligatoire).

Je ne suis pas restée longtemps dans ce beau pays mais il a réussi à me charmer que ce soit au niveau des paysages et de la générosité/gentillesse des Salvadorien.nes. Curieusement, les pays qui ont une dure réputation finissent par être mes coup de coeur. Tout comme la Colombie, le Brésil pour ne citer qu’eux.

Hasta luego El Salvador !
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