De Bocas Del Toro à la frontière Panama/Costa Rica, les choses se font sans encombres. Moins de 4 heures plus tard, me voici à Puerto Viejo. Pour bien commencer mon trip au Costa Rica, je décide de passer une semaine là-bas. En arrivant, je sens immédiatement que je me sentirais bien ici. Ça tombe bien après plusieurs semaines compliquées. 

Mon hôte Tami, une expat américaine de Los Angeles, habite une maison toute mignonne tout près de la jungle. C’est un endroit très calme, éloigné de la ville (quelques minutes à vélo) mais à 2 pas de la plage « Playa Negra ». Comment ne pas résister à l’envie de se laisser aller dans un tel environnement ? Marcher sur la plage et regarder les vagues déferler sur le sable noir… Prendre le vélo et aller au hasard en ville… Se prélasser dans un hammac en regardant la pluie, ou devant un bouquin/un film…

Mais avant tout, les environs de Puerto Viejo méritent amplement qu’on leur consacre un petit moment.

Exploration de la côte à vélo 

Avec Tim un allemand rencontré au port d’Almirante et Philip un italien, nous parcourons les 13 Km de Puerto Viejo à Manzanillo. 

Route plate au cœur de la jungle, ballade plaisante. La fraîcheur est au rendez-vous, peu de voitures mais plutôt des cyclistes et motards puisque nous sommes partis tôt le matin. Au programme : plages !

La première, Manzanillo, sable jaune, mer cristalline et surtout un air de plage sauvage. On est dimanche, et les Ticos y passent leur journée en bonne compagnie. Ambiance assurée : musique, barbecue… Pura vida comme ils le disent si bien ! 

Pause déjeuner au restaurant Maxi’s sous les vibes de calypso, musique de carnaval originaire de Trinidad. Le plat typique des Caraïbes est un orgasme buccal, et on se laisse emporter par la musique. Pura vida #2. 

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à Punta Uva. Une belle plage dont l’eau retranscrit à merveille les couleurs des arbres. On admire le coucher de soleil, enfin le début puisqu’il faut rentrer après et la route est très peu éclairée.

Randonnée au Parc Cahuita

Un parc à ne rater sous aucun prétexte : c’est le seul parc « gratuit »  du Costa Rica (entrée sous donation dès $5 ). La quasi totalité du sentier est ombragé. Tantôt on longe la mer, tantôt on s’éloigne un peu. On jongle de plages en plages qui me paraissent irréelles avec un air apocalyptique. Des cocotiers qui jonchent le sol, arbres déracinés… Tous sans vie. Un paysage digne d’un film.

Si je devrais résumer ce parc en un slogan, ce serait « ouvrez grand vos yeux, faites appel à vos sens et amusez-vous ». Une nature luxuriante et abondante, des insectes, coquillages, papillons colorés, singes, serpents… De quoi s’émerveiller. En plus, de très belles plages pour se rafraîchir et/ou se poser.

Pour finir en beauté, à partir du dernier kilomètre, j’ai l’impression d’être de retour en Amazonie. Un looong chemin sur un ponton en bois, des arbres gigantesque au dessus de nos têtes. Mais il est temps de revenir à la réalité…

Le Costa Rica, pas si « Pura vida » que ça…  

Il était initialement prévu que je passe 3 semaines au Costa Rica. Je savais que c’était un pays cher, d’ailleurs on m’avait même prévenue que c’était plus cher que le Panama. Sauf que cela a dépassé mes espérances.

En faisant quelques recherches, je découvre que la majorité des parcs nationaux coûtent minimum $12 (celui de Chirippó $20/jour…). Ou encore une différence de prix importante entre celui des visiteurs étrangers et locaux. Je n’ai rien contre le fait de payer plus cher, mais une telle différence de prix n’est pas justifiable selon moi.

Néanmoins, il est possible de se loger et manger à des prix décents. Au vu de mon budget, c’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’écourter mon séjour après être allée à San José. Le Costa Rica, j’y reviendrais et c’est sur !

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