Chichicastenango ou Cobán ?

Quitter Panajachel c’est une chose, choisir ma future destination en est une autre. Là-bas, je vois beaucoup d’offres d’excursions d’une journée pour le fameux marché de Chichicastenango. En effet, il s’agit du marché le plus important du Guatemala ayant lieu tous les jeudis et dimanches. J’imagine donc un marché haut en couleurs avec des senteurs variées et mes sens en ébullition. Mais ça, c’est seulement le fruit de mon imagination, en vrai, je rebute de m’y rendre. Supportant mal la foule, je préfère ne pas y aller. Ma prochaine étape sera donc Cobán, et je pensais qu’il serait plutôt facile d’y aller. Du moins, « rapide », mais que nenni. Le bus doit d’abord repasser par Antigua avant de monter jusqu’à Cobán. Je n’ai pas 36 solutions mais au moins je réussis à négocier le tarif du billet.

6 heures du matin : je me retrouve seule dans la rue principale. Pas un chat dans les environs, seulement des éboueurs.

8 heures : j’arrive à Antigua où je dois changer de bus. Je demande confirmation à la dame travaillant dans l’agence car je sens qu’il peut y avoir confusion. En effet, je me rends à Cobán, et non Semuc Champey qui se trouve plus loin. Elle me confirme que oui. Seulement voilà, arrivée à Cobán, le chauffeur continue sa route pour Semuc. Heureusement que j’étais assise devant, pour le signaler, au grand désespoir des autres passagers.

Cobán est une ville bien calme, du moins, dans le quartier de l’hôtel. Les tarifs d’excursions de l’hôtel sont un brin excessifs, je finis par me rendre dans une petite agence située à quelques minutes à pieds. Je sympathise avec l’agent Alejandro qui se montre très patient et n’hésite pas à me donner des informations. Je réserve une excursion pour le lendemain et un billet de bus pour Copán (Honduras) le jour d’après.

Les piscines naturelles de Semuc Champey

Le trajet pour rejoindre Semuc Champey fût interminable ! La route au début goudronnée, est route rocailleuse et le trajet dure plus d’une heure. Les paysages me rappellent à la fois ceux de Chocolate Hills et ceux de la région du centre du Sri Lanka. Tout est si vert avec ses multiples collines et montagnes. Plus nous approchons de notre destination finale, plus le Río Cahabón fait son apparition. Il est d’une couleur bleu-vert.

Nous faisons une première halte dans un hôtel où le guide Charles nous montre de la sève  permettant de faire de l’encens, des feuilles de piment, feuilles de poivre… Une fois les démonstrations finies, nous reprenons la route. Arrivés à destination, nous prenons d’abord le déjeuner et nous voilà prêts pour une petite randonnée.

Retournons à notre randonnée. La première étape est le point de vue. Il nous a fallu plus d’une heure pour l’atteindre. Le mieux est d’être en bonne condition physique car c’est TRÈS fatiguant. J’insiste, car une personne de notre groupe ayant des problèmes cardiaques a vraisemblabement souffert. C’est en sueur que nous avons atteint les hauteurs où l’on peut apercevoir les piscines naturelles et les baigneurs en version miniature. La couleur de l’eau et des rochers sautent aux yeux. Là, à l’instant T, j’ai juste envie d’être en bas.

La descente dure une vingtaine de minutes, et de là je vois… et je peux clairement dire que c’est le paradis ! Si seulement on me l’avait dit parce que jusque là, j’ai pensé que les cascades de Kuang Si au Laos étaient les plus jolies de ce que j’avais pu voir. Ce merveilleux site naturel regroupe plusieurs cascades formant des piscines avec une eau bien cristalline. Pour aller d’un bassin à l’autre, il suffit de faire un plouf, par contre pour remonter, c’est un autre histoire. L’eau est bien fraîche. Après avoir sué comme des bœufs pour en arriver là, se baigner est une grande partie de plaisir… ou plutôt tremper les pieds, frileuse que je suis !

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Stupeurs dans les grottes de Lanquín

L’heure passe très vite et je n’ai franchement pas envie de partir. Je ne me lasse pas de contempler la vue que l’on a. Malheureusement, cela ne peut durer éternellement. Le chemin du retour fût à ma grande surprise rapide : il est plat et en 10 minutes nous voici arrivés au parking. Nous retournons sur Lanquín, cette fois-ci pour visiter les grottes. La majorité d’entre nous a un portable à la main en guise de lampe de poche. Charles nous donne une bougie parce que c’est tout de même mieux.

Dans la grotte, il y a d’immenses stalactites et stalagmites et la plupart d’entre elles ont des formes particulières : femme, serpent, tigre, la vierge, éléphant… Nous avançons très lentement en file indienne, le sol est glissant. Près de 10 minutes plus tard, je ne sais pas si j’ai chaud ou c’est dans la grotte que règne une incroyable chaleur. En fait, c’est à cause de la bougie. Je commence à me sentir mal, je réalise que je suis en train de faire une crise d’angoisse. Je déteste les endroits très sombres où on ne voit quasiment rien. J’ai l’impression de ne plus avoir de yeux, donc plus aucun sens. La lumière de la bougie m’aveugle, me fait mal. Le temps me parait long… je ne fais quasiment plus attention à ce qui m’entoure, j’ai l’impression d’être coupée du monde.

Malgré tout, la visite de la grotte fût quand même chouette. Elle vaut  le coup d’être vue. Sur le coup, je me suis davantage découverte : j’ai réussi à surmonter ma peur. Je rejoins donc une bonne majorité des voyageurs disant que c’est un coup de coeur du Guatemala !

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Pourquoi je n’aime pas les sorties guidées ?

Voilà une chose que je n’aime pas pendant les voyages.

J’aime pouvoir voyager de façon indépendante, mais parfois je n’ai pas d’autre choix que de faire appel à une excursion avec un guide. Loin de là l’idée d’être contre, mais j’ai toujours l’impression de balancer mon argent par la fenêtre car cela ne me sert pratiquement qu’à avoir une facilité  à propos du transport. Ma surdité ne me permet pas de pouvoir tout suivre et je me sens isolée.

Je suis toujours tombée sur des guides très sympa mais je perds toujours au moins 85% des informations. Lire sur les lèvres n’est vraiment pas possible. On me fera qu’une très brève synthèse (parfois des gens du groupe se proposent pour faire une petite traduction) alors que j’ai soif de savoir et suis bien trop curieuse. Au final, je passe des heures à me renseigner sur internet bien que cela aurait être plus sympa d’échanger avec un guide.

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