Le fait de lire sur les lèvres (lecture labiale) peut être un coup de pouce pour pouvoir comprendre l’interlocuteur qui ne connait pas la langue des signes. On ne comprends pas forcément toute une phrase, mais on capte certains mots. Le reste, c’est le cerveau qui fait le reste du travail en essayant de décoder et d’assimiler les mots.

La capacité de lire sur les lèvres varie d’un sourd à l’autre, mais certaines circonstances peuvent également perturber :

– Le moment de la journée (au réveil/le soir). Après une longue journée de travail, mes yeux n’ont qu’une envie : se reposer. Difficile donc d’entamer des conversations dans le métro à la sortie du boulot.
– L’éclairage.  Les soirées, restaurants sont des endroits assez sombres, pas facile de communiquer.
– La fatigue. On n’a plus envie de lire sur les lèvres. Ce qui ne veut pas dire qu‘on ne porte pas d’intérêt à la/aux personne(s)).
– Le nombre de personnes présentes. Parler avec une personne est plus facile que quand lorsque l’on se trouve dans un groupe de plusieurs personnes. Suivre plusieurs lèvres en même temps, mission impossible.
– Chaque personne a sa façon de parler. Il suffit parfois d’un certain temps d’adaptation pour pouvoir être un peu plus à l’aise avec la lecture labiale.

Me concernant, j’ai appris à lire sur les lèvres avec une orthophoniste que j’ai vu dès mon plus jeune âge pendant de nombreuses années. Mais cela ne concerne que la langue française. À force de regarder des films en anglais, j’ai pu apprendre petit à petit à lire sur les lèvres en anglais. L’accent américain pour l’instant est le seul qui m’est le plus facile à comprendre. Et je n’en suis qu’au début !

Après 1 mois et demi de vadrouille, je commence petit à petit à prendre l’habitude. De plus, mes capacités en lecture labiale s’améliorent. Mais c’est un travail énorme, comme une impression de recommencer tout à zéro. Et c’est pareil quand je rentre en France après un long voyage à l’étranger. Il faut se ré-habituer.

Quand je suis arrivée en Australie, j’ai été profondément déstabilisée par l’accent Aussie, impossible de capter UN MOT dans une phrase. Comme une impression de capter du chinois. J’avoue que c’est assez dur, mais après 2 semaines passées sur Perth, petit à petit ça va mieux.

Maintenant, je commence à comprendre des petites phrases en entières à force d’être avec des entendants étrangers. Et ça fait du bien, puisqu’on laisse tomber petit à petit le papier et le stylo.

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Commentaires

  1. Que c'est booonn de te retrouver à travers ton blog !!
    Petit message rapide pour te faire un coucou, puis je me plonge dans tes aventures !
    J'adore ton récit / leçon / coaching sur la lecture labiale. C'est vraiment un sport en fait, et à ce point, j'étais loin de m'en douter ! Trop de choses à rattraper, je vais me promener sur ton lovely blog 🙂 À très vite, biz ! Judith.

  2. Hey Judith ! Contente de te voir pavaner dans les environs 😀
    Comme tu l'as dit c'est du sport et demande pas mal d'effort !
    Bon vendredi et bon week end à toi ! A très vite ! Bisous.

  3. J'adore cette affiche!! c exactement c k je ressens tous les jours… comme de plusieurs coupures d'electrecité…lol

    Bonne nuit mia bella ragazza! 🙂

  4. Alexandra Alx @snritalx Répondre

    l'affiche est très parlante, j'avoue avoir eu du mal à lire du premier coup ! bon courage et merci à toi pour nous faire partager un petit bout de ta vie, de ton quotidien 😉

  5. Gallibour Coralie Répondre

    Salut ma jolie Stéphanie!
    Ce petit mot pour te dire que je suis tes aventures avec intérêt et que je pense souvent à toi.
    Tu nous manques (ce n'est probablement pas réciproque et c'est très bien ;-))
    Contente de voir que tu profites à fond de ton voyage. À bientôt de te lire
    Des bises
    coco

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