Janvier 2011 

Je suis dans un bus qui me mène de Greymouth à Punaikaiki (Nouvelle-Zélande), à un moment donné on dépasse deux cyclistes voyageant sur leurs vélos équipés de chariots. Je me dit c’est super ! Pourquoi ne pas faire la même chose, sur l’île du nord, une prochaine fois ? Rien de très sérieux pour l’instant.

Décembre 2011 :

Lors d’une ballade à vélo avec Mike, un coréen, autour de Battambang (Cambodge), où l’on avait fait près de 35 km, je croise un couple se déplaçant à vélo. On se salue, et là encore une fois, je me dis, je veux ABSOLUMENT faire la même chose, peu importe l’endroit.

Janvier 2013 :

Quelque part sur l’Eyre Highway, pendant un stop durant le trajet Perth-Adélaide, je fais la connaissance de Satoshi, un japonais traversant le pays à vélo, de Sydney à Perth. Je suis très impressionnée. Après avoir discuté avec lui, je suis plus que motivée pour entreprendre un périple similaire et décide de le réaliser avant mon retour en France.

En lisant mon guide Lonely Planet, il est indiqué que la Tasmanie est l’endroit idéal pour faire du cyclo-tourisme, surtout la côte est. PAR-FAIT ! Je me mets donc à la recherche de témoignages de personnes ayant entrepris ce genre de voyage et tombe sur des infos plus qu’intéressantes. YES I CAN !

Une fois sur Hobart, je me mets à la recherche d’agences de location de vélo, n’en ayant trouvé aucune, l’office de tourisme me donne quelques coordonnées de loueurs à Launceston. Après quelques appels, je finis par trouver un loueur, qui propose des prix très intéressants comprenant la location de vélo, tente, matelas et sacs pour le vélos. Tout cela me reviens moins cher que la location de voiture et hébergement compris vu que je ne compte faire que du camping.

Le lendemain matin, j’ai aussitôt pris un bus pour Launceston afin de récupérer le vélo. Douglas le propriétaire, possède un nombre impressionnant de vélos et matériel de camping tels que des tentes, matelas, sac de couchage, matériel à popote. Il me livre de précieux conseils qui vont s’avérer utiles à propos du vélo mais aussi sur mon itinéraire en m’indiquant les endroits avec beaucoup de dénivelés, emplacements de camping, choses à voir etc…

Mais pourquoi un périple à vélo ?
Tout simplement parce que c’était l’un de mes rêves. Après 4 mois de vadrouille, toujours accompagnée, 2 mois difficiles et de stress intenses, j’avais besoin de faire un bout de route seule et de me vider l’esprit. De plus, grande adepte de sport, ça me permettrait retrouver le plaisir de dépenser de l’énergie.

Jour 1 : Launceston > Scottsdale

Premier jour de route. 62 kilomètres. Sortie de la ville sans trop de difficultés, mais quand je vois la première montée, j’ai presque envie de faire demi-tour… J’en bave (surtout avec le poids du vélo), ce sera beaucoup de montées, beaucoup d’eau, beaucoup de pommes… avant de descendre pour arriver à Lillydale, 23 kilomètres plus loin. Je fais une pause pour déjeuner. Il fait très chaud et le soleil tape. Je continue, et même scénario, après tout on est en montagne. On ne lâche rien. Je découvre de très jolis paysages, ça donne envie de s’arrêter assez souvent pour prendre des photos, mais je préfère continuer la route car pas de temps à perdre.

Le temps passe très vite, il est déjà 19 heures, et il me reste encore une quinzaine de kilomètres. Le soleil commence à se coucher, je suis épuisée, je décide de m’arrêter à 6km de Scottsdale. Je demande à planter ma tante dans le jardin de la première maison que je croise. Ils acceptent. Christian m’aide à monter la tente, sa mère Pauline, m’apporte un verre de limonade bien frais. ça fait du bien.

Après avoir terminé de monter la tente, préparé les affaires, je rejoins Pauline, dans la cuisine pour préparer mon dîner. Mais, au final ce sera elle qui va me faire un bon dîner. Elle me raconte l’histoire d’une allemande, disparue il y a 20 ans alors qu’elle effectuait un voyage à vélo. On ne l’a jamais retrouvée. Et celle d’une autre allemande tuée sur la plage de Scammander. Flippant. Mais je suis tellement fatiguée pour flipper. C’est l’heure de dormir.

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Jour 2 : Scottsdale > Derby

Nuit très agréable, réveil ensoleillé. Une journée très chaude s’annonce. Pauline me propose d’utiliser la salle de bain, j’accepte. Puis, je vais prendre le petit-déjeuner qu’elle m’a préparé en sa compagnie. Il est bientôt 10 heures, je me dépêche de préparer mes affaires puis c’est le moment de se quitter. Je promets à Pauline d’être prudente et de l’appeler une fois mon périple terminé.

Juste quelques kilomètres plus loin, j’arrive à Scottdsale. Un petit tour vite fait au centre-vile et je continue la route. C’est plutôt plat, tout va bien. Puis rebolote, des montées et descentes, mais cette fois, bien pire que la veille.

Arrivée à Derby, un village trèèès calme, personne dans les rues. Juste une horde de motards s’accordant un petit moment de détente autour d’une bière. Il n’y a quasiment pas grand chose à faire mais c’est nickel. Même s’il y avait un terrain de camping gratuit, j’ai préféré demander à planter ma tente dans un jardin. Mission réussie. Il est 18 heures à peine, après avoir mangé, je finis par m’endormir en pleine lecture.

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Jour 3 : Derby > St Helens

Ce jour-ci, j’ai décidé de faire du stop. Oui… du stop avec le vélo, et je suis bien consciente que ça ne va pas être facile. Pourquoi ? Ayant vu sur MapMyRide (site permettant de planifier des entrainements et trajets à vélo) le dénivellé de la route que je dois emprunter, j’ai vite déchanté. Surtout que des personnes m’ont confirmé qu’effectivement ça risquerait d’être difficile.

Après une heure de stop, une voiture arrêtée mais qui n’allait pas dans ma direction, j’ai décidé d’opter pour une autre technique. Je me suis rendue dans un café et ai discuté avec l’une des serveuses. Elle doit se rendre à St Helens le lendemain et me propose de m’y emmener. On se donne donc rendez-vous au camping à 10 heures. Je note son numéro de téléphone, au cas où.

Je retourne au camping, en profite pour alimenter mon carnet de voyage. Il y a des caravanes qui passent et repartent. A un moment donné, un couple me donnent deux pommes (je n’ai pas compris pourquoi mais c’est tout de même très gentil de leur part). John et Judy viennent de Sorell (non loin de Hobart) et voyagent en camping-car jusqu’à Bicheno. Ils me proposent de m’emmener à St Helens et on s’arrange pour faire rentrer le vélo à l’intérieur. J’ai bien fait de faire ce trajet à vélo parce qu’effectivement ça monte très haut !

Arrivée à St Helens, ils me déposent près de la baie. Ils sont très protecteurs et me disent d’être très prudente et de ne pas parler aux inconnus. J’ai l’impression d’être une petite fille. Ils me demandant de passer les voir quand je serais de passage à Sorell, chose que j’accepte.

Avant de chercher un nouvel endroit pour dormir, je faire quelques provisions. Je passerais la nuit chez Noelene qui habite avec sa mère Peggy. Sa soeur Lynette était également présente, elle a profité de l’absence de son mari parti en mission pour être en leur compagnie. Au lieu de dormir dans ma tente, elle m’a proposé de dormir dans sa caravane. Très gentil de sa part.

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Jour 4 : Bay of Fire > Falmouth

Après avoir quitté Noelene, sa soeur et sa maman, je me dirige vers Binalong Bay, situé à environ 8 kilomètres de St Helens pour me rendre à Bay of fires. La baie doit son nom grâce au capitaine Tobias Furneaux qui, en 1772, a vu des Aborigènes y faire du feu. Elle s’étend de Binalong Bay jusqu’au point Eddystone.

Le temps n’est pas super, mais la plage est vraiment magnifique avec un sable plus que blanc, des eaux turquoises ainsi que des rochers de granit de couleur orange dû au lichen.

Après cette escapade, j’ai continué, la route est tout de même bien plus agréable car la côte est plate. Le seul point négatif : je croise énormément de wallabys (similaires à des kangourous mais en plus petits) écrasés par les voitures. Je passe par Scammander (et repense à l’histoire de Pauline) puis, me voici à Falmouth, qui est la dernière étape de la journée.

Le temps commence à se gâter, je me dépêche de trouver un endroit et finis dans l’immense jardin d’un couple Nicholas et Vicky, qui avaient également de la compagnie ce soir-là. Ils m’ont proposé de me joindre à eux pour une partie de croquet. Ce jeu se joue à 2, 4 ou 6 joueurs, en équipes ou chacun pour soi. Il consiste à propulser les boules au moyen des maillets, pour les faire passer sous les arceaux, plantés selon un schéma convenu entre les deux piquets-buts (dit comme ça, ça parait un peu compliqué). Je fais également la connaissance de James, un australien ayant vécu 7 ans en France, à Paris et Nice. Il adore la France ! Je suis conviée à leur dîner, où ils ont fait du poisson grillé fraîchement pêché (requin). Petite soirée bien sympathique.

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Jour 5 : Falmouth > Bicheno

Il fait un temps très nuageux et grisâtre quand je quitte Falmouth. Au fur à mesure que j’avale les kilomètres, le ciel s’éclaircit petit à petit pour laisser place au soleil. Il est très agréable de pédaler sur la côte. J’aurais pu aller en direction de St Marys mais j’ai préféré continuer de longer la côte jusqu’à Bicheno.

Juste à quelques kilomètres de la ville, j’ai du faire un arrêt pour regonfler les pneus. Une voiture s’arrête, une femme, la soixantaine, me demande si j’ai besoin d’aide. Un peu oui, car je constate que la roue se dégonfle aussitôt après l’avoir regonflée (je comprendrais plus tard pourquoi). Elle me propose de me rapprocher en ville. Elle s’appelle Gill, habite à South Arm et est super gentille, elle m’invite à Natureworld. La raison :je n’ai pas encore vu le diable de Tasmanie.

Elle est géniale, elle me fait découvrir le Douglas Aspen National Park, situé à quelques kilomètres de Bicheno. On prends le goûter au centre-ville et on se sépare. Au moindre problème, j’ai son numéro. Je vais faire un tour au blowhole.

J’aurais mis un bon bout de temps avant de trouver où planter ma tente, mais la maison où j’ai frappé à la porte fût la bonne car ce sera la plus belle rencontre que j’ai faite en Tasmanie. Je suis chez Betty et Neil, qui passent le week end (Labour Day) dans la maison de leur fille en compagnie d’un couple d’amis, Felicity et Mark. Betty me propose de dormir dans le salon plutôt que dans le jardin et m’invite à être de la compagnie pour le dîner. C’est une soirée très agréable, chaleureuse. Ils me proposent de m’emmener à Hobart le lendemain.

Pourquoi Hobart me diriez-vous ? Ayant été à la pharmacie pour me procurer mon traitement, le pharmacien m’annonce qu’il n’est pas disponible et qu’il faut passer une commande à Hobart ou Launceston, ce qui devrait prendre 2 jours. J’avais donc prévu de rester 2 jours de plus à Bicheno afin de l’avoir mais Betty et Neil m’ont proposé d’aller l’acheter à Hobart directement. Changement de plan, mais les imprévus sont aussi les bienvenus.

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Jour 6 : Bicheno > Hobart

Réveil matinal pour prendre la route. 2 heures plus tard, nous voici à Hobart. Avant d’arriver à destination, nous faisons une petite haltechez un ami, cycliste, afin de faire un petite vérification du vélo. Felicity et Mark rentrent chez eux, puis Betty et Neil m’emmènent à la pharmacie. Mission accomplie.

De retour chez eux, où ils m’ont proposé d’y rester pour une nuit, je décide de faire ballade à vélo vers Cornelian Bay puis jusqu’au Queens Domain, qui permet d’admirer la vue panoramique sur la rivière Derwent. Avant de rentrer, je vais au quartier historique de Battery Point,l’un des plus vieux coins de Hobart.

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Jour 7 : Bruny Island

Betty et Neill me proposent de passer l’après-midi à Bruny Island. Pour s’y rendre, nous allons d’abord à Kettering, située à 31 kilomètres de Hobart afin de prendre le ferry qui relie l’île. Le transfert y est gratuit sauf pour les vélos et véhicules motorisés, la traversée dure 20 minutes.

Bruny Island est séparée de la côte est de la Tasmanie par le canal d’Entrecasteaux et doit son nom à l’explorateur français Antoine Bruny d’Entrecasteaux. Elle est composée de deux îles, jointes par un isthme sablonneux « The Neck ».Elle était auparavant occupée par les Aborigènes avant l’arrivée des premiers occupants européens. La dernière femme aborigène de Tasmanie, Truganni y est née, et ses cendres ont été dispersées dans le canal d’Entrecasteaux en 1976. Elle fut connue pour sa participation à la « guerre noire », un conflit opposant les Aborigènes aux colons britanniques.

Nous nous dirigeons à présent dans l’île du sud, où se situe la magnifique plage d’Adventure Bay. Le temps passe tellement vite et il est déjà temps de retourner à Hobart. L’idéal serait de passer au moins 2 jours sur l’île.

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Jour 8 : New Norfolk

Betty et Neil ont voulu que je reste encore chez eux. Pour cette nouvelle journée, ils m’emmènent à New Norfolk, une ville située à 32 kilomètres de Hobart, sur la rivière Derwent. Ils y ont vécu pendant de nombreuses années et revenir ici leur rappellent de nombreux souvenirs qu’ils partageront avec moi. Ils m’ont également montré leur ancienne maison, ancien lieu de travail. J’apprécie leur geste et suis touchée.

De retour à Hobart, je reprends le vélo et part longer la rivière pour entamer une petite boucle de 10 kilomètres. Y’a pas à dire, j’adore Hobart, malgré sa petite taille, il y a toujours quelque chose à faire pour les amoureux de la nature et adeptes du sport. On peut y faire un bon nombre de randonnées et circuits à vélo dans ses environs, de quelques heures à plusieurs jours.

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Jour 9 : Freycinet national park

C’est le moment de reprendre la route, j’ai donc quitté Betty et Neil. Séparation difficile.

J’ai pris le bus pour me rendre à Coles Bay. Le seul inconvénient durant ce trajet est qu’il faut changer de bus à l’embranchement situé entre Swansea et Bicheno, ce qui veut également dire, payer un surplus.

Après une pause déjeuner, je reprend la route pour aller au Freycinet National Park. Le parc est réputé par des magnifiques plages, exemple avec Honeymoon beach. On peut faire une multitude d’activités tout comme la plongée, du canoë-kayak ou encore de l’escalade sur la chaîne de montagnes Hazard Range et aussi des randonnées de plusieurs heures à plusieurs jours.

Arrivée au parc, il faut moyenner un droit d’entrée. Avant d’entamer toute promenade, il faut s’enregistrer sur le registre en indiquant son nom, numéro de téléphone chemin emprunté, heure de départ et d’arrivée approximative. Tout cela pour des mesures de sécurité. Par manque de temps, je ne suis finalement pas allée sur le mont Atmos (620 mètres), je me suis juste contenter d’aller au point de vue de Wineglass Bay. Premier point de vue sur Promise Bay, puis arrivée à destination, une vue époustouflante sur Wineglass Bay !

Ce n’est pas tout, ayant encore un peu de temps, je décide d’aller à la plage de Wineglass Bay. 30 minutes de descente. Que dire ? Plage magnifique ! Qui d’ailleurs fait d’ailleurs partie des plus belles plages du monde. J’en profite pour me poser. Il y a quelques badauds qui se baignent, mais l’eau est bien trop froide pour moi (oui, oui je suis une grande frileuse !).

Après avoir terminé cette promenade, je vais au camp gratuit de Friendly Beaches, situé à une vingtaine de kilomètres, pour y passer la nuit. Une première, j’avais comme crainte d’être seule, mais au final je ne le serais pas.

Le Freycinet National Park est mon coup de coeur de la Tasmanie !

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Jour 10 :  Freycinet NP > Swansea

Réveil à Friendly Beaches sous quelques averses mais heureusement très courtes. Après une petite ballade sur la plage, je remonte sur le vélo. Aujourd’hui ce sera destination Swansea.

Sur la route je croise beaucoup de champs de vignes. Il y a une grosse montée, mais elle permet d’accéder au point de vue sur le Moultin Lagon Game Reserve. Et une fois la montée terminée, je me régale car ce ne sera qu’une partie de plaisir : une bonne longue descente.

D’ailleurs, c’est avec surprise que j’arrive beaucoup plus tôt que je ne le pensais à Swansea. Je décide donc de continuer puisqu’il me reste 4 heures devant moi. D’abord une pause déjeuner. Malheureusement le temps s’est vite gâté et il s’est mis à pleuvoir avec des orages, et surtout très froid.

Je me réfugie au centre de tourisme. L’hôtesse d’accueil me propose de visiter un coin aménagé qui retrace l’histoire de Swansea jusqu’à la guerre du Vietnam. Très intéressant. Mais la pluie ne part toujours pas. Je n’ai pas le choix (d’autant plus qu’il n’y a pas de camp gratuit), je vais passer la nuit dans un backpacker, en espérant que le temps s’arrange le lendemain.

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Jour 11 : Swansea > Triabuna

Après la pluie, le beau temps. Avant de quitter Swansea, je fais une petite ballade sur le bord de mer. Mes principaux ennemis lors de mon voyage à vélo : les montées et le vent. Ce jour-là il y avait énormément de vent et ce n’était pas une vraie partie de plaisir. Je passe près de plusieurs plages ayant une vue donnant sur le Freycinet National Park. Mais la route qui mène de Swansea à Triabunna est vraiment la plus belle de toutes celles que j’ai faite en Tasmanie.

À environ 7,5 kilomètres de Swansea se trouve le Spiky bridge, construit en 1843 par des forçats et qui permettait de relier Swansea à Little Swanport.

Pendant une halte, je rencontre Neuville et fais sa connaissance. On finira par faire du camping ensemble à Triabunna.

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Jour 11 : Triabunna > Sorell

Neuville me propose de m’emmener à Sorell, j’accepte. On passe par Orford, une petite bourgadee fort bien sympathique, avec beaucoup de vert. Sorell est à 58 kilomètre de Triabunna, et la route est plutôt très montagneuse au début. J’arrive donc dans la matinée.

J’avais promis à Judy et John (ndlr : ceux qui m’avait emmené à St Helens) de passer les voir quand je serais à Sorell. Quel plaisir de les retrouver. Je passe la nuit chez eux.

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Jour 13 : Sorell > Hobart

Sorell se situe à 25 kilomètres de la capitale et est la dernière étape de mon voyage à vélo. Juste en quittant la ville, je traverse la réserve naturelle du lagon d’Orielton via le Sorell causeway.

Le trajet se fait assez rapidement. Avant de foncer sur Hobart, je fais un petit détour sur la plage de Seven Miles beach. Mission accomplie. C’est avec joie que j’arrive à Hobart et retrouve mon hôte Ava qui m’héberge une fois de plus avant que je ne retourne à Launceston déposer le vélo.

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Le bilan

Je voulais non seulement faire un voyage à vélo mais aussi tenter de nouvelles expériences. J’ai quasiment vu toutes les épisodes de « J’irais dormir chez vous », présenté par Antoine de Maximy, et je dois dire qu’il a eu une grande influence sur mon voyage à vélo. Grâce à lui, je me suis surpassée pour aller vers les habitants en leur demandant si je pouvais planter ma tente dans leur jardin pour y passer la nuit.

Il est vrai qu’il m’était également possible de faire du camping grâce à de nombreux terrains gratuits, mais j’ai voulu privilégier le côté humain et les rencontres. Je n’ai eu aucune difficulté pour trouver où dormir et ai été très surprise de la gentillesse des tasmaniens qui m’ont accueillie les bras ouverts et pour certains, m’ont offert bien plus que leur jardin. Les voyageurs à vélo attirent la sympathie et il est très facile de faire des rencontres.

Étant sourde,  je devais être extrêmement vigilante sur la route pour faire attention aux véhicules (surtout les camions voulant me doubler) au risque de perdre le contrôle du vélo à cause d’un simple sursaut. Le regard est sans cesse sollicité sans oublier l’attention ce qui provoque la fatigue.

Aucun doute, il s’agit de ma plus belle expérience de voyage et je compte bien faire d’autres voyages à vélo à l’avenir.
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