On se rapproche petit à petit de Paris, cette fois-ci cap sur la Turquie, plus précisément dans la plus grande ville du pays : Istanbul.

Je dois faire une petite confession, je suis très peu (pour ne pas dire du tout) inspirée en matière de photo lorsque je suis dans une « grande » ville, c’est un exercice assez difficile ou alors peut être que ce n’est pas mon point fort. Mais bizarrement, ce n’a pas été le cas avec Istanbul, c’est une ville super chouette, j’ai pas mal flané dans les rues, ruelles et laissé mes yeux et doigts faire le travail.

Istanbul est divisé en deux parties : une partie européenne et une partie asiatique. Au milieu s’écoule le Bosphore qui relie la mer Noire à la mer de Marmara.

Pour rejoindre une partie de l’autre, on l’embarras du choix : métro, bus, taxi, dolmus (taxi collectif) ou encore le bateau. La traversée dure une vingtaine de minute (selon les destinations) et les fréquences sont plutôt régulières. Une ballade très agréable. Mon hôte habitant dans la partie asiatique, j’ai donc pris le bateau comme je prends le métro à Paris.

Dans les hauteurs du quartier de Beyoglu se trouve la tour de Galata. D’abord utilisée en tant que prison, puis comme tour de guet afin de surveiller les incendies, elle offre aux visiteurs une jolie vue sur la ville.


Istanbul compte plusieurs bazars. Le plus célèbre est le « Grand Bazar », d’ailleurs le plus grand du monde. On y trouve divers produits issus de l’artisanat. Et il est très facile de s’y perdre ! Je me suis également promenée dans un autre bazar, très parfumé : celui aux épices. Comme l’indique son nom on y trouve des milliers d’épices différents, que ce soit pour la cuisine ou encore les cosmétiques.

Dans le quartier de Sultanahmet se trouve le mausolée du Sultan Mahmud II, et juste à côté un cimetière où sont enterrés les membres de la famille impériale ottomane.


Istanbul et ses innombrables mosquées

À Istanbul, les mosquées ne manquent pas et on en dénombre un peu plus de 3000 ! Impossible de tout voir, je ne vous en présente que 3. La plus célèbre est sans aucun doute celle de Sainte Sophie (Hagia Sofia), qui fût au départ une église avant de devenir une mosquée lors de la prise de Constantinople en 1453. Son architecture a servi d’exemple pour les mosquées ottomanes. À l’intérieur, elle est ornée de multiples mosaïques qui font partie de l’héritage de l’époque byzantine.


En face se trouve la mosquée Bleue, connue sous le nom de Sultan Ahmed. À l’intérieur, des versets du Coran sont calligraphiés sur la surface des coupoles.
Et pour finir, dans le quartier d’Eminömü se trouve la mosquée Neuve (de son vrai nom Yeni Cami).

Palais Topkapı

En plein coeur d’Istanbul, le palais Topkapı (anciennement appelé Saray-i Cedid) se révèle être un lieu chargé d’histoire qui nous plonge dans la culture de l’ère ottomane au commencement par la prise de Constantinople jusqu’aux environs du milieu du XIXe siècle.

La construction débute en 1459, puis fut occupé jusqu’aux derniers jours de l’Empire. Après l’abolition du sultanat et la proclamation de la république, il fut transformé en musée en 1924.

Présentant une superficie de 700 000 m², cet immense complexe fût la résidence principale et officielle des sultans ottomans entre 1465 et 1853 et de là on a une superbe vue sur le Bosphore. Le palais compte 4 cours principales, plusieurs bâtiments annexes, des jardins et un harem qui fut la résidence de la sultane Validé, les femmes du sultan, enfants et serviteurs totalisant à lui seul environ 300 pièces !


Durant les visites de l’intérieur du bâtiment, on peut avoir un aperçu de la vie de la cour pendant l’époque ottomane à travers la présence des meubles, objets présents accompagnés d’une très jolie décoration d’intérieure : décor de marbre et de dorures, murs recouverts de splendides carreaux de céramique, portes et volets de bois incrustés de nacre et d’écaille de tortue, encadrements de porte en marbre sculpté, magnifiques étoffes, somptueux tapis et j’en passe…

Au vu de l’immensité du palais, comptez plusieurs heures pour une visite. Vous serez peut-être découragés par la foule et la longueur de la file d’attente, mais ça en vaut vraiment le coup. L’entrée est gratuite pour les personnes handicapées.

 

 

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