Mon but initial est de rejoindre l’île d’Ometepe. Mais venant de San José (Costa Rica), le trajet commençant à se faire long et surtout le dernier bateau étant à 17h00, jai préféré  d’abord passer la nuit à Rivas. 

Un dimanche à Rivas

Rivas est une ville super calme ! Les rues sont quasiment désertes, peu de voitures. Les badauds sont plutôt sur la place principale. Maisons colorées, banderoles flottants dans les airs, je marche avec le sourire aux lèvres.

Le lendemain matin en allant à pied à la gare routière, Rivas montre une autre facette. On dirait carrément une autre ville ! Elle bouillonne de monde, les voitures sont omniprésentes. C’est le jour du marché (ou bien a-t-il lieu tous les jours ?) je suis happée dans ce tourbillon humain mais j’adore. J’ai l’impression de ressentir mes premiers émois lors de mes premiers voyages en solo.

« Il n’y a pas de bus… Mini-bus là-bas » me dit-on au terminal. Sauf que je ne vois pas de mini-bus. Seulement une ligne de vieilles voitures garées. Suis-je au bon endroit ? Peut-être dois-je attendre ? Une dame me dit que c’est bien là. Ah… Puis une voiture arrive… Avec ma tête de gringa, il ne pouvait que m’interpeller.

Je mime « bateau volcan ». Il me dit de monter. Simple mais efficace. Très avenant le conducteur. Nous discutons brièvement en route. Il a l’air de vouloir me présenter sa ville. En arrivant au port, j’aperçois au loin 2 volcans. Amazing! Et l’excitation est de retour. « C’est bon Steph, ça va être un super trip ! » me dis-je.

Bienvenue chez nous ! 

Après une heure de navigation, j’arrive à Moyagalpa, la ville principale.

L’île est située sur le lac Nicaragua (aussi appelé Lago Cocibolca), le 3ème plus grand lac de l’Amérique latine. Elle est formée par 2 volcans : Concepción et Maderas. Si Maderas est de taille plutôt modeste, Concepción quant à lui est impressionnant. Son dôme est souvent pris dans les nuages. J’ai même l’impression de regarder une œuvre d’art, une peinture.

« Il faut 2 heures de bus pour venir à la maison ». Cette phrase me fait comprendre qu’il ne faut pas sous estimer l’île. Transports longs, route non pavée dans la partie sud…

Les hôtes, Daniel et sa maman Teresa sont très accueillants. Teresa est une vraie crème : toujours aux petits soins, cuisine merveilleusement bien.

Ils sont originaires du Costa Rica et sont venus s’installer sur l’île il y a quelques années. « La vie est trop chère là-bas. Ici, la vie est beaucoup plus tranquille » me dit-elle.

Ils habitent une charmante maison entourée de bananiers avec le volcan Maderas en arrière plan. Une maison loin de tout. Pas de voisin. Du porche, on voit défiler les rares piétons, des gens à vélos, d’autres à moto. Mais aussi quelques voitures et parfois le bus.

2 heures quand même pour venir chez eux depuis Moyogalpa. Le meilleur moyen de s’acclimater aux chicken bus. Vous savez, ces bus scolaires américains ?  Eh bien, ici c’est la version remixée. Utile pour tester votre patience. Souvent bondés, le temps est terriblement long puisqu’ils s’arrêtent tous les 100 mètres pour déposer ou récupérer un passager. Pas étonnant que beaucoup finissent par s’endormir (moi comprise) car c’est très fatiguant. Mais pour moins de 1 euro, ça vaut vraiment le coup !

Ometepe, l’île aux volcans jumeaux

Quitter l’île sans avoir fait l’ascension d’au moins un des deux serait dommage. Sauf qu’il s’agit d’un vrai challenge. J’avais prévu de gravir le volcan Maderas mais on m’a dit qu’il ne valait mieux pas car nous sommes en saison des pluies. Le chemin risque d’être boueux. Par contre l’autre c’est tout à fait possible. Après réflexion, ce sera pour plus tard…

À vélo, je vais à Ojo del agua, un bassin d’eau naturel à quelques kilomètres de la jolie plage de Santo Domingo. Une baignade rafraîchissante après avoir beaucoup transpiré.

Quelques kilomètres plus loin se trouve le parc Charco Verde. Daniel me dépose à moto et je poursuis la visite à pied en commençant par la serre de papillons suivie d’une marche d’une heure autour du « Green lagoon« .

J’ai précédemment fait quelques recherches et ai trouvé une école de sourds. Aucune trace sur les plans, je mentionne l’ancien orphelinat et finis par trouver mon chemin. Sauf qu’il n’y a personne. Pas une âme, sauf un chien. Alors que je suis sur le point de faire demi tour, une dame fait son apparition avec un bout de bois à la main. Au cas où… Puis un enfant. La dame ne saisit pas vraiment ce que je dis mais l’enfant oui. Il me dit que l’école a fermé et qu’ils sont tous partis.
À Ometepe, outre toutes les activités à faire, c’est également le lieu idéal pour faire un break, glander dans un hammac, regarder la pluie,  la végétation…

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Commentaires

  1. J’avais l’impression de t’accompagner pendant ton récit. Qui donne juste envie de découvrir cette partie d’Amérique latine. Je vais lire mal suite.

  2. J’aime ! J’aime ! J’aime ! J’aime et j’aime !
    Les photos donnent trop envie d’y aller ! Magnifique !
    MErci pour l’escapade !

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