Voici exactement 9 jours que je suis à Medellín et mes impressions dans ce nouvel environnement sont plutôt bonnes.

Une fois le pied posé hors de l’avion, je me suis dis « Ça y est ! L’aventure commence maintenant ! ». Passage à  la douane sans problème, récupération de mon sac et me voici dans le bus direction Medellín (la ville se trouve à une trentaine de kilomètres de l’aéroport).

Terminus à la station de San José, un groupe de personnes travaillant pour la compagnie de bus accoste les voyageurs et se charge de héler un taxi dans la rue. Le chauffeur m’emmène chez Francia, elle habite dans le quartier de Laureles. L’ambiance de nuit  m’a l’air bien sympathique.

Francia, mon hôte pour 2 nuits m’accueille bras ouverts avec un délicieux repas : viande accompagnée d’arepas, une spécialité colombienne. Il s’agit d’une galette à base de farine de maïs accompagnant tous les repas. Il existe des versions sucrées, des variantes style hamburger, sandwich…

Francia est née au Venezuela et à grandi à Carthagènes des Indes, une ville au nord sur la côte Caraïbe. Elle habite depuis 2 ans ici où elle travaille en tant que pediatre. Durant le dîner, nos conversations tournent autour de la communauté afro-colombienne, les cheveux, voyages…

Mes premiers pas à Medellín 

Medellín est la deuxième ville de Colombie, située dans la vallée d’Aburra. Elle est entourée de montagnes ce qui fait que toute l’année elle jouit d’un climat très agréable et ensoleillé. D’ailleurs, on l’a surnomme « la ciudad de la eterna primavera » (la ville au printemps éternel).

Contrairement à mon arrivée en Australie, je me suis plutôt activée les premiers jours pour entreprendre les démarches de tout ce qui est administratif (déclaration du visa au service de l’immigration-obligatoire pour un séjour de plus de 3 mois, peu importe le type de visa) et recherche de logement.

Grâce aux réseaux sociaux, j’ai trouvé une chambre en coloc avec une française et un italien. Je m’installe ce dimanche. L’appartement est situé dans le quartier de Laureles, beaucoup plus authentique que Poblado qui regorge de touristes et immeubles. Un quartier aseptisé en quelque sorte…

C’est la fin de l’année, et c’est la période où l’on trouve beaucoup de promotions (très) intéressantes. Du coup, j’en ai profité pour prendre un abonnement à la salle de sport et des cours de pole dance.

Se déplacer en ville

Il est extrême très facile de se déplacer ici. La ville est bien déservie par le métro (elle totalise 7 lignes, dont 3 metrocable. Des nouvelles lignes sont actuellement en construction).

Depuis 2004, le système de metrocable permet la connexion avec les quartiers les plus pauvres situés en hauteurs jusqu’alors complètement isolées. Ceci a permis de réduire considérablement la violence. D’ailleurs, dans le passé, Medellín fût l’une des villes les plus dangereuses du monde avec un passé très obscur de l’époque Pablo Escobar.

De la station Acevedo à Santo Domingo, le trajet offre une vue imprenable sur la. Ville. De Santo Domingo, on peut aller plus loin au parque Arví.

Le métro a une vingtaine d’année mais on dirait beaucoup moins car très propre, bien entretenu. Un trajet coûte $2 150 COP soit environ 0,70€ sauf pour le parque Arví où il faut payer un supplément.

Il m’est arrivé de me déplacer en taxi. Une course n’est pas cher du tout. En revanche, j’utilise plutôt l’application Easy, dont le système est le même qu’uber. De plus, il est possible de payer la course en espèces.

Il y a une multitude de bus qui sillonnent les rues, je n’ai pas encore testé, et je n’en ai guère envie pour l’instant à cause des embouteillages très fréquents. 

Manger à Medellín 

Manger dans un restaurant standard Colombien ne coûte pas grand chose (environ $12 000 COP soit moins de 4€ boisson comprise).

À ma grande surprise, il y a beaucoup de centres commerciaux et les « food court » regorgent de restaurants aux spécialités diverses. 

Me concernant, je préfère faire moi-même les courses et cuisiner. S’il y a bien un endroit où aller pour s’approvisionner en nourriture, c’est au marché Minorista. On y trouve de tout : fruits, légumes, viandes… Mieux vaut y aller le matin. Des visites « exotic fruits tour » sont également organisées..

Et la communication alors ?

En revanche, mes débuts furent un peu compliqués à cause de mon niveau d’espagnol plutôt scolaire (2 ans au lycée) et du coup, je sens vraiment que les interactions sont limitées et ça me fustre énormément (même chose lors de mon voyage au Guatemala). Heureusement qu’il existe des applications comme Duolingo (pour le vocabulaire) ou encore Tandem (dont le principe et de converser avec des étrangers).

À ce jour, je n’ai rencontré que 2 sourds dans le métro. C’est les vacances en ce moment et l’école de sourds et aveugle est fermée jusqu’à fin janvier. Affaire à suivre donc…

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Commentaires

  1. Hola amiga ! Comme toujours, merci pour toutes ces superbes photos. Tu as pu signer avec les sourds que tu as rencontrés dans le métro ?
    Profite à fond de ton voyage et de l’aventure, bon réveillon et gros bisous.

  2. Hola Amigo … moi aussi je suis nulle en espagnole, je suis plutôt de la langue des germanistes 😉
    Il fait -5°C à Paris alors ton article fait du bien et les photos donnent envies, surtout celle du marchés avec tous ces fruits frais ! Hummmm !
    Petite question, tu es sourde ? Je suis désolée, je n’ai pas parcouru tout ton blog et la fin de ton post m’a interpellé !
    Bon séjour et à très bientôt ! Ne nous oublies pas 😉

    • Stéphanie Répondre

      Hola AfroLyne! Merci d’être passée
      Les fruits frais, c’est que du bonheur, ça compense un peu avec les (grandes) différences culinaires d’ici : entre français on se comprends
      Oui, bien vu, je suis sourde, je traite de ce sujet dans d’autres articles ☺️ à bientôt !

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