Au début du voyage, j’ai rencontré beaucoup de sourds à Hong Kong, Macao et Singapour. Chaque pays possède sa propre langue, donc possède aussi sa propre langue des signes. Certains signes peuvent être plus ou moins similaires suivant les pays. Par exemple la dactylologie (alphabet) des signes européens et américains ont une certaines ressemblance contrairement à celle des pays d’Asie.

Il y a également une langue des signes internationale (ISL) qui est proche de l’ASL (American Sign Language) qui permet aux sourds étrangers de se faire comprendre un peu plus rapidement.

L’avantage de la langue des signes (LS) quand on débarque dans un pays étranger, c’est qu’il y a une très grande facilité d’apprendre une nouvelle LS. En seulement quelques jours, on peut très bien commencer à être à l’aise et tenir une conversation. Contrairement aux entendants où cela prends beaucoup plus de temps.

J’ai rencontré en cours de routes des entendants qui connaissaient un peu la langue des signes.

Je prends exemple avec Jordan, une anglaise rencontrée à Koh Samui. La mère de Jordan travaille en tant qu’interprète BSL (British Sign Language). Au premier contact, Jordan s’est présentée en signe en épelant son prénom.

De un, la dactylologie britannique et moi ça fait deux. Je n’ai JAMAIS réussi à retenir car je la trouve un peu complexe et tellement différente. Mais pas le choix, je vais devoir m’y mettre, car elle est similaire à l’Auslan (Australian Sign Language). De deux, comme Jordan, beaucoup d’entendants ne savent pas que la langue des signes n’est pas internationale. Étant débutante, c’est avec timidité qu’elle essayait de se faire comprendre. Petit moment de rigolade.

Avec les sourds rencontrés, on communique (ou du moins on essaie car on n’a pas forcément le même niveau) davantage en ASL ou ISL. Le plus important est de se faire comprendre et non pas de signer correctement. À Hong Kong, ils avaient plutôt tendance à faire le contraire et du coup s’inquiétaient sur la qualité de leurs signes.

À force de voyager en Asie, j’ai fini par assimiler certains « gestes/mimiques » commun aux entendants et sourds. Par exemple, pour dire non, en Europe, on fera un signe de la tête avec (ou sans) un non avec l’index. J’ai essayé cette méthode là, croyez moi, j’avais du mal à me faire comprendre. Le non se dit comme pour dire « comment » (en LSF) mais avec une seule main. Pour les entendants qui ne sauraient comprendre, c’est un peu la même chose pour dire « moyen ». Vous me suivez ?

En Australie, il va (vraiment) falloir que je mette ces habitudes de côtés.

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Commentaires

  1. Coucou Stéphanie !
    Hope all is well. 13 kg dans le sac à dos, ça reste lourd… mais c'est toi qui vois ! On dit "dactylologie", et le verbe, "dactylologier".
    Bon courage, bonne chance et bonne aventure ! Bisous
    Miss P

  2. Anthony Hamann Répondre

    J'imagine que c'est pas toujours fastoche, tu évoquait les difficultés en Asie quand tu prenais certains transports…
    Mais je me souviens aussi qu'au Vietnam, les gens étaient très gentils (malgré leur dents pourries lol) et aidaient si il le pouvaient!

    J'apprends moi aussi que la langue des signes peut être très différent d'un pays à l'autre. Je pensais qu'il y avait au moins de similitudes, ne serait-ce que dans l'alphabet…

    Bon chez toi il est 2h du mat don je te souhaite une bonne nuit!!!

    Gros bisous

  3. @ Pénélope : c'est vrai que 13kg c'est un peu lourd mais difficile de faire plus léger. Merci d'avoir remarqué les fautes, shame on me ! x

    @ Anthony : Même moi j'étais persuadée que les chiffres se faisaient plus ou moins de la même façon mais il cela s'avère être trèèès différents dans certains pays.
    Les Viets n'hésitent pas à aider c'est vrai, comme beaucoup d'Asiat en général. Bisous copain !

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