Après Battambang, je suis retournée sur Phnom Penh pour 2 jours. Pour deux raisons : ma prochaine étape étant Kep je suis obligée de passer par la capitale, j’ai donc préféré couper l’étape en deux. Et la dernière, j’avais envie de la découvrir davantage. Je dois l’avouer, j’aime beaucoup cette ville pour l’ambiance et c’est tellement agréable de flâner dans les rue et l’ambiance nocturne.

Phnom Penh, le retour

Je suis allée au Psar Tuol Tom Pong, en moto-dop (moto simple, ce ne sont pas des taxis mais des gens ayant des motos et qui acceptent de te déposer quelque part moyennant une somme de 1 à 3$ maxi) l’un des oluq grands marchés de la capitale où on trouve de tout. Facile de s’y perdre dans les ruelles étroites.

Après moults marchandage, je me projette dans la partie « alimentaire » où on se prends une bouffée d’odeur indescriptible (agréables). Mélange de fruits/légumes, poisson, viande où ce n’est pas comme chez le boucher. Les abats sont exposés directement sur les tables en bois ou accrochés. Des petits « resto » à l’intérieur où l’on peut manger pour 3$ boisson comprise. C’est un lieu très riche en échanges. Les Cambodgiens apprécient que l’on passe un moment en leur compagnie.

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Direction les charniers de Choeng Ek, le camp d’extermination lors du génocide. Situé à 15 km de la capitale, j’aurais pu louer un vélo mais il faut savoir que la circulation dans cette ville est pire qu’anarchique. Le code de la route ? Il n’existe pas ! Il y a même des motos, vélos qui roulent vers toi dans le sens inverse, mais c’est normal ! En tant que Parisienne, ça peut énerver mais on s’y habitue vite. Il suffit juste d’être extrêmement vigilant.

J’y suis donc allée en tuk tuk avec un homme qui a gentiment accepté de m’y accompagner et de me ramener. Il s’est arrêté en chemin pour nous acheter des masques pour le nez car la route est vraiment plus que poussiéreuse ! Après 30 min de trajet (merci les nids-de-poule, routes en travaux…) j’arrive sur le camp. Je me disais, ayant visité le musée de Tuol Sleng à Phnom Penh, ce serait moins difficile mais c’était tout le contraire.

Il y règne une ambiance… comment dire… pesante où le silence règne. Voir le pull d’un bébé de plusieurs mois m’a carrément fendu le coeur. Des petits prospectus expliquaient en détail la vie dans le camp. Et dire que le premier cadre Khmer rouge DOUCH n’a été condamné que l’an dernier.

Direction la mer !

Après 2 jours passés, je me dirige vers Kep. Un petite ville au bord de la mer. 4h de bus. Je n’y suis restée que 2 nuits, il n’y a pas grand chose à voir/faire ici hormis le fait que cette ville est réputée pour le CRABE. Le fameux marché au crabe. Il a fait très chaud et le soleil était brûlant. Et pédaler sous cette chaleur avec peu d’endroits ombragés était un vrai parcours de combattant.

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Noël à Sihanoukville

Départ pour Sihanoukville, une station balnéaire en pleine expansion. Mike, le coréen rencontré à Battambang, m’avait bien mise en garde concernant son ambiance festive un peu spéciale. On aime ou on aime pas. Perso, je n’ai pas trop aimé.

Le bus devait nous chercher (moi et un autre couple) à 7h30 et ce n’est que vers 9h30 qu’il arrive. Il faut savoir qu’ici les bus partent/arrivent inchallah. Vous pouvez toujours attendre, mais c’est les vacances, on reste cool. Sachant que je suis arrivée le 24 décembre, je redoutais un peu de trouver un hôtel avec une place de libre dans un dortoir. Le premier était complet. Le second, il y avait un lit de libre et le dernier. Je me retrouve donc dans une chambre de 26 lits. C’est drôle mais qu’est ce que c’est le bazar avec tous les sacs à dos au milieu de la pièce. Pour 3$ la nuit, que demande le peuple ?

J’en profite l’après midi pour me détendre à la plage. Ca fait bizarre après 3 semaines de mouvements intensifs, on ressens vite la bougeotte mais il faut apprendre à savoir se détendre totalement. Mission réussie. Eau de mer très agréable. 

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Repas de Nöel Khmer délicieux : boeuf lok lak, spécialité du pays. Je passe la journée de Noël sur une île à 1h en bateau de Sihanoukville avec des backpackers. Ambiance festive : musique à fond les ballons, barbecue sur la plage, alcool à volonté…

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Koh Rong, une île déserte

Cap sur l’île de Koh Rong. J’avoue que je ne savais pas du tout quelle île choisir. Je voulais en faire plusieurs, mais ayant un budget serré j’en ai choisi qu’une. De plus, en voulant faire les réservations, presque tout était complet (fin d’année obligée) j’ai du attendre le 27 pour avoir un bungalow de libre. Côté prix ça fait un peu mal (20$ la nuit) quand t’as l’habitude de payer 2 voire 5$ un lit dans un dortoir, mais il faut se faire plaisir et ça vaut vraiment le coup.

Le jour J, je m’étais réveillée 20 min avant l’heure de partir, mais encore heureuse le point de RDV était juste à 1 minute à pied. Après 2h30 de navigation en mer houleuse, j’arrive sur l’île. Elle est très jolie, plage magnifique avec une eau translucide. Mais le MUST dans tout ça c’est que c’est une île pas touristique du tout, donc très peu de monde.

Je me suis balladée à travers la forêt pour aller à une autre plage et la WAHOUUU non seulement la plage est belle mais il n’y a PER-SONNE ! J’avais la plage pour moi toute seule. J’ai installé mon hammac et c’est parti pour du repos et bains de mer pendant 3 jours consécutifs.

Le bungalow est vraiment très simple au confort sommaire. Tout est en bois « fait main ». Avec un petit coin douche. Lit avec moustiquaire. Niquel. Le soir obligé de se balader avec une lampe frontale même pour aller au toilettes.

J’ai rencontré un français de Marseille qui est là depuis 5 mois et travaille dans un club de plongée. Il y a des rencontres qui te marquent quand on rencontre des gens qui ont la même philosophie que toi. De plus, involontairement ils t’aident, confirment les choix de vies, difficile à expliquer mais ça m’a beaucoup touchée.

Pendant ce temps-là, depuis quelques jours, j’étais en contact avec une américaine sourde via le site couch surfing. On devait se rejoindre sur Kampot, car beaucoup de sourds seraient là-bas pour fêter le nouvel an.

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Rencontre avec la communauté sourde à Kampot

Après Koh Rong, retour sur Sihanoukville puis direction Kampot. Cette ville a énormément de charme. Très connue pour son fameux poivre. Au lieu de rester 2 jours, j’en ai passé 5. C’est dans cette ville que j’ai rencontré énormément de sourds étrangers.

En me baladant à vélo, j’ai rencontré des sourds canadien, américain et anglais par pur hasard. Il suffit de voir des mains danser dans les airs pour tenter une approche. Il m’ont emmenée au Epicart Café où la majorité du personnel est sourd. Ils m’ont initié à la langue des signes cambodgienne, qui a des ressemblance avec l’ASL (American Sign Language).

On me prête un vélo, je pars vadrouiller dans les environs. Je croise beaucoup d’enfants. On fait des concours de grimaces. Puis, je fait un petit arrêt aux grottes de Phnom Chhnork.

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En rentrant je rencontre Tony, un entendant américain dont ses parents sont sourds. Le lendemain, on va au site du Bokor, la station climatique, en scooter, avec ses 3 amis qui venaient d’arriver du Vietnam et Los Angeles. Puis, on va à la douane de la frontière du Cambodge-Vietnam pour que Tony fasse une demande de visa. C’est une autre ambiance, un arrière goût du Vietnam.

La fin du voyage approche, je retourne sur Phnom Penh. Je suis hébergée par Tashi, une américaine vivant au Cambodge depuis plusieurs années, rencontrée à Kampot. Elle habite avec Gemma, une anglaise qui a finalement décider de s’installer au pays. Avec Gemma je découvre qu’on peut très bien manger pour 1$ dans la rue. On part en scooter à l’école de Krousar Thmey, une école de sourds et aveugles. Elle est située à l’opposé de la ville. On a un peu galéré mais comme c’était drôle ! Les enfants rencontrés étaient tellement curieux et bavard. On ne voulait pas trop les déranger pendant leurs cours, on n’est pas restés très longtemps. Tashi et Gemma m’ont raccompagnée à l’aéroport en scooter à l’aube.

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Commentaires

  1. Pénélope COATALEN Répondre

    Super. Tes photos me touchent beaucoup et me (re)donnent le goût du voyage. Vous avez fait du scooter à 3 ?!

    Biz et à bientôt

    Pénélope

  2. Hello,
    Je découvre ton blog suite à ton passage sur le mien ! Très jolies photos et cet article me rappelle pas mal de bons souvenirs : j’avais beaucoup aimé Phnom Penh.

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