La partie Guatemala s’achève avec une pointe de pincement au coeur mais aussi avec excitation. De Flores, le trajet pour rejoindre Belize City (la capitale est Belmopan) se passe sans encombre. Immédiatement après le passage à la douane, lorsque que je pose le pied sur ce petit pays plutôt méconnu, le contraste est saisissant. On sent la touche américaine avec les maisons, les véhicules… Fini l’espagnol, ici on parle anglais. Ma première réaction en arrivant à Belize City fût : C’est bizarre ici, qu’est ce que je fout dans une ville pareille ?! En tout cas, elle donne aucunement envie de s’y attarder. Heureusement, je n’y reste pas longtemps, juste le temps d’attendre le départ du bateau pour Caye Caulker. La traversée dure 45 minute, l’eau cristalline éblouit les yeux.

Arrivée à bon port, en me faufilant à travers les rues, je me sens vite bien. Comme si j’étais de retour à la maison. Ça veut dire quoi au juste se sentir chez soi ? Est-ce le confort matériel, le fait d’avoir un chez soi que l’on a personnalisé et s’y sentir bien ? Son petit lit douillet ? Je ne m’étais jamais posé la question jusqu’à ce que je débarque à ici.

Mes parents sont nés aux Antilles mais je suis née en France. J’ai d’innombrables souvenirs agréables : ces doux moments passés en famille, les réunions familiales où je retrouvais les cousins et cousins, CETTE ambiance où le rire et la bonne humeur, la joie de vivre était de mise. Sans oublier les délicieux festins que nos mamans préparaient avec amour (rien ne vaut la bonne cuisine de maman, n’est-ce pas ?) ainsi que les allers-retours aux Antilles où j’allais passer les 2 mois d’été entourée de la famille.

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Ambiance « go slow »

Curieusement, quand j’ai posé le pied sur l’île, quelques pas ont suffit pour faire revenir tous ces souvenirs. Non pas parce que c’est une île mais tout simplement par l’ambiance. Ici, elle a une devise et c’est « go slow ». Le temps tourne au ralenti, les gens marchent à une allure nonchalante, tout le monde se salue même si on ne se connait pas. Les hommes rient de bon cœur entre eux ou font des grillades. Au menu : poulet, crustacés, poissons accompagnés de riz et haricots rouge. (Tiens ça me rappelle quelque chose…). Les enfants s’amusent à la sortie de l’école dans les rues poussiéreuses.

Ici, pas de voiture, seulement des vélos et voiturettes de golf. Le samedi, c’est une ambiance assez particulière. Familiale je dirais. Les gens se retrouvent autour de la nourriture que l’on peut manger sur place ou à emporter.

Me sentant tellement bien, j’ai prolongé mon séjour. Des journées à ne rien faire, armée d’un bon bouquin de développement personnel, posée sur le hamac. Ce petit séjour est propice à la réflexion, méditation. Des petits instants de bonheur tout simples que je ne peux qu’apprécier car ils donnent un regain d’énergie indispensable pour continuer la route.

image image_DSC5482_DSC5457_DSC5483_DSC5449_DSC5485Le jour où j’ai nagé avec des poissons géants

Le soleil se lève sur l’île et c’est mon dernier jour. J’ai passé d’excellents moments mais je me rends compte d’une chose : je n’ai pas fait de snorkeling, et ce serait quand même dommage car la barrière de corail fait partie de l’une des plus grande du monde.

À vrai dire, le prix des tours m’avait un peu refroidie mais la vraie raison est que je ne suis pas à l’aise avec les fonds marins (je suis pourtant une bonne nageuse). Grâce à une petite conversation sur Twitter avec Carnets Solidaires, je suis finalement convaincue et décide de sauter le pas. Vu l’heure (10 heures), j’avais un peu peur de ne pas pouvoir trouver un tour. Pas de sorties avec Ragga Muffins mais ils m’orientent dans une autre agence, qui propose deux créneaux : un le matin et un l’après-midi.

La dame m’explique que je vais nager avec des tortues, des raies et… des requins ! Ah ça… ça ne m’aide pas à être rassurée ! Je lui fait part de mes inquiétudes, elle essaie de me rassurer en disant qu’il n’y aura pas trop de profondeur. Là n’est pas le problème, mais du moment que l’eau est trouble, sombre… c’est une autre histoire. Au final, ce sera un oui, le prochain départ est à 14 heures. Parfait !

En plus du guide, nous nous ne sommes que deux. La barrière se situant qu’à un kilomètre, il suffit de 7 minutes de navigation pour arriver au premier spot : Shark and ray alley. Le fond n’est pas très clair à cause des algues, j’hésite un peu à entrer dans l’eau.
Je me lance : la dernière fois que j’ai fait du snorkeling, c’était en Thaïlande à Koh Phi Phi. Le guide plonge avec nous. Il ramasse quelques gros coquillages. Sur le coup, je ne comprends pas l’intérêt jusqu’à ce que j’aperçois des gigantesques créatures. Très vite, les raies font leur apparition. Awesome ! Je suis très impressionnée. Il donne quelques poissons, puis je me retrouve avec 3, 4…7 raies autour de moi. Vient alors un premier requin. Un requin… ! Je retiens mon souffle. Il s’agit d’un requin nourrice. D’autres arrivent et je ne peux m’empêcher de me rapprocher du bateau. Agrippée à l’échelle, la moitié du corps à l’extérieur mais la tête dans l’eau, je contemple ce spectacle qui s’offre à moi. C’est beau…

Nous remontons à bord. Cette fois-ci, direction la réserve marine d’Hol Chan. On aperçoit les profondeurs à travers l’eau bleue. Je commence à avoir le coeur serré, limite je n’ai pas envie de me jeter à l’eau. Le guide nous explique qu’il sera avec nous et pointe du doigt jusqu’à où nous allons nager. Bon…

Me voici dans l’eau et je kiffe. De magnifiques coraux en dessous de mon petit corps flottant, des petits poissons colorés nagent, je suis vraiment émerveillée car je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi beau sous l’eau. Même pas en Thaïlande ! Je suis comme une gosse, je prends du vrai plaisir et me félicite d’avoir eu le courage. On me passe un coquillage, surement un bernard-l’ermite. Je fais ma chochotte, je n’ai pas envie de toucher à ce truc ! J’ai peur ! Il finira quand même dans ma main jusqu’à être subitement lâché après avoir senti quelque chose bouger. Chochotte je suis, mais alors chochotte jusqu’au bout !

Avant de rentrer, un dernier arrêt à Coral Garden, un peu plus à l’ouest. Du bateau nous apercevons de gros poissons colorés, limite ils sortent de l’eau. Je suis la seule à me jeter à l’eau, mais ce ne sera que de courte durée, la peur repris le dessus.

Une superbe journée qui clôture le chapitre bélizien.

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