De retour à l’hôtel après l’ascension du volcan Telica, je me pose sur le hammac dans la cour de l’hôtel histoire de récupérer un peu. Il fait très chaud, de toute façon, ça ne donne aucunement envie de bouger. Après une bonne nuit de sommeil, me voilà repartie pour une nouvelle expédition de 2 jours. Très physique paraît-il… Départ : Volcan Cerro Negro. Arrivée : Laguna de Asososca. Distance : 30km.

sandboarding au Cerro Negro

Il y a beaucoup de monde, beaucoup d’agitation dans les locaux de Quetzaltrekkers. On prépare nos sacs en les remplissant de 8L d’eau, des vivres, tentes, sacs de couchage… Verdict : le sac est hyper lourd ! Un challenge tu veux, un challenge tu auras ! Puis, avant de partir, nous prenons un copieux petit-déjeuner en groupe où nous faisons les présentations. Chacun doit également raconter sa pire experience culinaire.

Entassés dans le truck, après 45 minutes de route, nous arrivons au parc du Cerro Negro. Cerro Negro est le plus jeune des volcans de l’Amérique centrale. Sa dernière éruption date de 1999.

Cratère du volcan Cerro Negro

Vues panoramiques depuis le volcan Cerro Negro

Après une ascension relativement facile, un mélange de vert et noir décorant le paysage s’offre à nous. Dans le cratère, quelques fumées se dégagent. « Je suis déjà allée en bas et j’y ai fait cuire des légumes. Mais il y a une drôle d’odeur » me dit l’une des guides.

Qu’est-ce qu’on fait après ? On redescend à pied ? Non ! On met une tenue adéquate, protège son visage et yeux et puis… Zou! C’est parti pour une descente sur une planche en bois. Le « sandboarding » est l’activité phare (n’étant pas intéressée, j’ai passé mon chemin).

Quant à moi, je fais demi-tour ? Je demande à la guide quel chemin elle prendra pour descendre, elle pointe du doigt un petit chemin à côté : « Je descends en courant » me dit-elle. Girl please…  Ah… Elle est sérieuse… ?! Devant moi, un couple dévale la pente en courant tandis que je suis là à descendre timidement, râlant un peu… Une fois arrivée en bas, tout le monde est déjà descendu.

Cratère du volcan Cerro Negro
Ascension du volcan Cerro Negro
Ascension du volcan Cerro Negro
sandboarding
Descente en sandboading. La vitesse peut aller jusqu’à 90-100 km/h !

El Hoyo, le volcan avec un trou surprenant

De retour à l’entrée du parc, on se débarbouille et nous voilà parés pour la randonnée. C’est parti ! Commence la partie la plus dure : 1 heure de montée très ardue avec nos sacs. Wow ! C’était donc ça ! Quelques pauses et beaucoup de transpiration plus tard, nous nous arrêtons pour le déjeuner.

« Il reste une heure et demie mais c’est plutôt plat ». Attention, le mot « plutôt » est important car ce n’est pas vraiment plat. Nous continuons donc la montée. En arrivant au campement, une vue fait oublier la souffrance et le vent amène de la fraîcheur.

D’un côté, il y a la laguna Asososca, de l’autre les volcans Momotombo et Momotombocito avec le lac Nicaragua en arrière plan. Mais, quand on se retourne, il y a un trou géant, posé là, nulle part. Nul ne sait d’où il vient. Après avoir planté nos tentes, pas de répit, nous continuons l’ascension jusqu’au sommet du volcan. Le trou n’était juste qu’un trou puisque nous sommes près du cratère en compagnie de chevaux. D’en haut, nous apercevons le campement et la chaîne de volcans : Las Pilas, Cerro Negro, San Cristobal et Telica.

Arrivée au campement
Campement et le fameux « trou » en arrière plan
Vue sur la Laguna de Asososca
Cratère du volcan El Hoyo

Pause fraîcheur à la laguna Asososca

Le lever à 4h30 vaut largement le coup pour assister au magnifique lever de soleil sur les volcans Momotombo et Momotombito. En 1610, l’éruption du volcan Momotombo provoqua la destruction de la ville León Viejo (dont il possible de voir les ruines) classée dans le patrimoine de l’UNESCO. Suite à cet évènement, la ville à été reconstruite à l’est là où se trouve actuellement León. Elle fût la capitale du Nicaragua avant que ce soit Managua.

7h30. Petit-déjeuner servi et tentes dépliées, il est temps de descendre jusqu’à la Laguna Asososca. Une descente d’une heure et demie suivi d’une baignade dans l’eau du cratère. Certain.e.s sont mêmes déçu.e.s, espérant un peu de fraîcheur.

Je serais bien restée là plus longtemps. La baignade, le déjeuner mexicain et les conversations intéressantes sont stoppées car nous devons faire la dernière parie de la marche jusqu’au point d’arrivée où le truck nous attendra. Une montée de 30 minutes, dure certes, mais comparée à celle de la veille, c’est les doigts dans le nez ! Les derniers kilomètres se font sur un chemin plat, pour le plus grand bonheur de mes jambettes.

Lever de soleil sur le volcan Momotombo et Momotombito le plus petit derrière
En avant vers la Laguna de Asosoca
Une petite trempette dans le lac bien méritée
Vue panoramique du lac de cratère

Pourquoi choisir Quetzaltrekkers ?

Je suis partie avec Quetzaltrekkers, une organisation dont les membres sont bénévoles avec 3 mois d’expérience (ils acceptent volontiers de nouveaux membres). Tout l’argent généré par les visites guidées (sur dons avec prix minimum) est versé à des associations dont leur objectif principal est d’aider les enfants de la rue. Ils proposent une variété d’activités, les guides sont super sympas et il y a une très bonne ambiance au sein du groupe (du moins, lequel avec qui je suis partie). Si vous n’avez pas le matériel adéquat, pas de panique, ils en prêtent volontiers. Ceux-ci proviennent de dons, donc si vous souhaitez vous débarrasser de votre matériel en cours de route, vous savez quoi faire.

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Commentaire

  1. Top ! J’adore les photos en panoramique, ça donne encore plus envie de traverser l’écran. Quand au trou c’est quelque chose quand même ! La folle que je suis aurait fait le sandbording en crian « Mamaaaaaaaaaaaaannnnnnnnn » ! lol
    Moi qui manque cruellement de vacances, j’aime toujours autant m’évader sur ton blog !
    Merci et à bientôt !

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