Au fur à mesure que l’on s’approche de Cali, les paysages changent brusquement. Située dans la vallée de Cauca, fini les collines verdoyantes, les montagnes. Après plusieurs jours dans la fraîcheur, je suis ravie d’avoir un peu de chaleur.

Cali ne m’enchante guère. Mais c’est quand même la seconde ville de Colombie et surtout la capitale de la salsa. Ça vaut le coup d’y aller surtout pour une amoureuse de la danse comme moi.

C’est une ville chaude, embouteillée. L’architecture n’a rien à voir avec Medellín : aucun charme, des bâtiments tristes sauf dans le quartier de San Antonio où l’on trouve des maisons, églises, rues pavées datant de l’époque coloniale. L’emplacement de l’église de la Merced est presque surréaliste. Cette église construite aux alentours de 1545 est la plus vieille de la ville et ne me laisse pas indifférente. Je la vois là, et derrière d’immenses immeubles modernes. Le contraste est saisissant. Tandis que sa voisine, l’église San Antonio, située en hauteur quelques rues plus loin, donne une vue panoramique sur la ville.


Cali n’a pas le même visage que Medellín. Située non loin de la région Chocó (côte pacifique), elle recense une majeure partie de la population afro-colombienne (après Quibdó, capitale de la région Chocó), San Andrés et Carthagène des Indes, dite « Cartegena ».

J’étais censée rester 6 jours mais j’ai décidé de raccourcir mon séjour car je ne m’y plais pas. Heureusement, il y a le système de couchsurfing qui rends les expériences beaucoup plus plaisantes. Ce fût le cas grâce à Camilla, mon hôte.

Ce serait dommage de quitter Cali sans avoir pris de cours de dance je me dis, mais Camilla a eu la brillante idée se m’emmener en soirée. Parfait pour mettre en pratique mon niveau débutant. Quelle nuit ce fût ! Les danseurs et danseuses enflamment la piste de danse avec une assurance, une sensualité qui fait que c’est difficile de les lâcher du regard. Je ne peux qu’être d’accord pour dire que Cali est sans conteste la capitale de la salsa!

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