À ce qu’il parait, le lac Atitlán («l’endroit où l’arc en ciel obtient ses couleurs» en maya) est l’un des plus beaux lacs du monde. Parmi tout ceux que j’ai vu, je dirais que oui. Le vainqueur pour ma part jusqu’à présent reste celui de Tekapo en Nouvelle-Zélande. Après Antigua, je me suis donc rendue à Panajachel située à trois heures de route et aux abords du lac qui comporte aussi plusieurs villages dans les environs.

Panajachel

En arrivant à Panajachel, j’ai été immédiatement frappée par une atmosphère totalement différente d’Antigua. Adieu les petites rues colorées ! Il y a une grande rue principale avec plein de restaurants, boutiques, et je ne sais combien de stands. Bien que ce soit très touristique, il y a une certaine ambiance « à la cool ». En arrivant, je me dis que ça a l’air plutôt sympa mais je finis vite par changer d’avis, du coup changement de plans également.

Tout au bout de la rue en direction du lac, les badauds se rassemblent. Après tout c’est normal, la vue d’ici est juste canon !

Je suis hébergée par Sotz. Sa grande maison ressemble à un havre de paix avec des murs colorés, sculptures révélant son âme d’artiste. Nous somme une bonne dizaine d’étrangers et il y a une bonne ambiance. Étant la seule sourde, je ressens vite un malaise.

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Un peu de spiritualité

Je savais qu’avant de rencontrer Sotz, il était un adepte de la spiritualité. Un grand passionné de spiritualité maya. « J’ai commencé à chercher des réponses à propos de ma vie, puis il y a 4 ans j’ai trouvé mon nawal. les choses sont devenues plus claires et j’ai trouvé mon chemin »

D’après mystico maya, le nawal, c’est l’énergie, l’esprit ou la force des êtres et des éléments de la nature. Les nawales sont représentés par les éléments mêmes de la nature comme le soleil, la lune, la pluie, l’air, l’eau, les plantes et les animaux parce que dans la pensée maya, tout a de la vie.

Grâce à ma date de naissance, il m’annonce que mon nom spirituel est EE « jour du destin » et m’explique que la méditation permet de se connecter avec l’esprit. En se référant sur le calendrier Maya Tzolkin, composé de 260 jours, et divisé en 20 navals qui sont activateurs sur l’esprit humain. Chaque jour correspond à un nawal qui a une influence bien particulière (le 9 septembre pour ma part). « Après cette date, tu peux t’entretenir avec ton nawal tous les 20 jours en allumant une bougie, de l’encens ou en allant dans un endroit sacré ». 

C’est un sujet bien complexe pour moi, m’intéressant depuis peu à la spiritualité mais cela aguise ma curiosité.

Sotz ne manque pas d’ajouter que « nous avons des projets de guérir le lac et de former une communauté autonome. C’est pour ça que nous avons aussi besoin de gens désirant nous aider avec leurs esprits »

En parlant du lac, malgré sa beauté, il souffre de pollution. Quelle fût ma surprise d’apercevoir de grosses traces d’algues, les cyanobactéries, dégageant un odeur plutôt désagréable. Des déchets y sont directement déversés et on y fait même de la lessive.

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San Marcos De La Laguna

Trouver la bonne lancha (bateau) à l’embarcadère de Pana, c’est un peu le bordel. Il y a beaucoup d’échoppes de souvenirs, snacks. Heureusement un homme, me voyant galérer finit par m’aborder m’indique laquelle prendre. S’en suit une dizaine de minutes d’attente car je suis la seule passagère. La team Sotz débarque. Ils se rendent à San Pedro pour faire l’ascension du volcan. Nous sommes en fin de matinée, et je crois que ce n’est pas une très bonne idée.

Nous naviguons à travers le lac qui, avec ses montagnes environnantes, dégage un paysage qui me laisse sans voix. Une quinzaine de minutes plus tard, me voici donc à San Marcos. Ici, les rues ne sont que des petites ruelles étroites surplombées par des arbres laissant apparaitre juste un peu de rayons de soleil.

En me baladant, je constate qu’il y a pas mal d’établissements de bien-être spirituels : massages thérapeutiques, méditation, reiki. Pas de chance aujourd’hui, je me serais bien laissée tentée en me renseignant, malheureusement, l’établissement en question était fermé car en consultation.

C’est très agréable d’être ici mais je redouble de vigilance, ne sait-on jamais. Je me fis plutôt au hasard. Je croise une femme expatriée avec ses deux enfants qui me dit que je peux continuer le chemin seule sans problème. Cela me rassure un peu mais pas complètement.

Voulant mieux apercevoir la vue, je finis dans un hotel-restaurant. J’en profite pour discuter avec l’un des gérants pour me renseigner sur quoi faire dans les environs. Encore une fois, mon espagnol limité bloque un peu la conversation, mais on s’en sort plutôt pas mal.

Il y a un point de vue situé à une vingtaine de minutes à pieds. Il me déconseille d’y aller seule et me propose les services de son ami qui est guide. Ses prix me refroidissent, du coup, finalement, après réflexion, inutile de faire la nana insouciante, je finis par m’y rendre en tuk tuk. Finalement, je suis un peu déçue du point de vue, je m’attendais à quelque de chose de comment dire… grandiose. Bon, c’est pas grave, c’est joli quand même.

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San Pedro De La Laguna

Il me faut prendre une autre lancha pour me rendre à San Pedro. L’ambiance est tout autre par rapport à Panajachel. Beaucoup plus calme, moins de touristes et surtout une ville avec une ambiance hippie routarde. Il y a beaucoup d’écoles d’espagnol. Bon nombre de gens y font une longue halte pour prendre des cours. Derrière le village, se dresse le volcan San Pedro, culminant à 3020 mètres d’altitude, c’est une base de départ pour l’ascension qui peut se faire sans guide si on suit bien le sentier. La montée peut prendre jusqu’à 4 heures de marches.

Je croise 2 membres de la team Stoz. Il ont finalement changé d’avis et monteront demain. Je commence à regretter de mettre une croix sur cette activité et d’un autre côté je n’ai pas envie de rester dans le coin.

Je ne sais pas trop ce que je veux faire. Je crois que j’ai juste envie d’être posée. En attendant, je me pose pour déjeuner dans un restaurant avec une vue panoramique. Malheureusement, étourdie que je suis, au moment de payer, je me rends compte que je n’ai pas assez d’argent pour payer la note ET le bateau du retour ! Je réussis à négocier avec le gérant qui a finit par me proposer de payer par virement bancaire et il me restait ainsi quelques quetzales (monnaie locale), juste de quoi payer le trajet retour. Ni une ni deux, je finis par rentrer dépitée.

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