La Zona Cafetera Mais Sans Café 

Après un peu plus de 2 mois a Medellín, je me réjouis de partir decouvrir le pays. Enfin… je dis « réjouir », mais en fait j’ai du mal à partir. Les au revoir sont difficiles. J’ai du mal à quitter cette ville, quitter mes colocs, les personnes que j’ai rencontrées ici. Ils ont tous rendus mon sejour plus qu’agréable.

Direction la region du café. Manizales, Pereira et Armenia sont les villes principales formant un triangle appelé El ejo CafeteroLa Colombie est le 3ème pays exportateur de café « arabica » au monde. Dans cette région, les fincas ne sont pas en reste.

Premier stop : Manizales

« Il fait froid là-bas » m’a t-on dit. L’arrivée a Manizales, la capitale de la région Caldas, se fait dans la fraîcheur. 

Pas grand chose à faire ici, mais se ballader dans les rues en pente est plutôt agréable. Il y a quelques bâtiments intéressants comme le Monumento a los colonizadores rendant hommage aux fondateurs de la ville.

Randonnée au parc national Los Nevados

Si j’ai choisi d’aller à Manizales, c’est parce que cette ville est une bonne base pour faire des treks dans le PNN Los Nevados. Entre les nevados Santa Isabel, Del Ruiz et Del Tolima, j’ai choisi le premier. Le plus facile. Mais ce sera surtout la randonnée la plus dure que j’ai faite jusqu’à présent.

Levée à 4 heures, partie à 5 heures. Assise au fond du vehicule, le 4×4 nous mène jusqu’au point de depart. La route est longue et rocailleuse ce qui n’arrange rien. Au fur à mesure que le soleil se lève, un paysage magnifique se dévoile. 

Un premier arret pour se degourdir les jambes et profiter de la vue sur le volcan qui crache de la fumée, puis un second pour le petit-dejeuner avant de reprendre la route. Le ciel est bleu, presque aucun nuage a l’horizon.

Nous sommes à plus de 4000 mètres d’altitude et la végétation est bien differente : super paramó et paramó. Paramó signifie « endroit isolé ». C’est un écosystème unique que l’on trouve en Colombie (et d’autres pays) à plus de 3000 mètres d’altitude avec des plantes telles que les frailejones, arnica…

Nous marchons lentement. Mon corps ressent une drôle de sensation : la respiration est differente, je me fatigue beaucoup plus vite.

4200 mètres  : je commence a me sentir mal. Un mal de tête couplé à une respiration difficile. Un gars du groupe ne se visiblement pas bien aussi.

4400 mètres : je suis vraiment mal en point. Les maux de tête deviennent insuportables. Je suis obligée de m’arreter régulièrement.

4600 mètres : je suis au bout de ma vie. Je pleure, j’ai envie d’abandonner et c’est à ce moment là que doit jouer le mental. Je dois tenir le coup. Plus on avance, plus j’apercois le sommet enneigé du Santa Isabel. On y est presque ! Le froid se fait vraiment sentir.

4693 mètres : « On va aller tout la-haut ? » je demande, désespérée. « Non, on s’arrête ici ». Les pieds dans la neige, j’oublie la douleur en partie grâce aux feuilles de coca que m’ont donné un couple de francais et grâce  au sentiment de satisfaction, d’avoir réussi à aller jusqu’au bout. Une vague d’émotions m’envahit. 

Le temps commence à se gater. Il est temps de redescendre. Sauf que… à peine arrivée, je ne me sens pas mieux, j’ai envie de vomir, les maux de têtes sont horribles. La route du retour est un vrai calvaire mais au fur à mesure que l’on descend en altitude, ça va un peu mieux. À peine.

Diederik, mon compagnon de chambre et qui faisait egalment partie du groupe, me conseille de boire beaucoup beaucoup d’eau. À ce moment là, je suis énervée car c’est une consigne importante que j’ai visiblement loupé. Une consigne essentielle, sachant que parfois les effets de l’altitude peuvent etre dangereux.

Après l’effort, le reconfort. Le lendemain, Diederik et moi allons dans à la source thermale de Tierra Viva. 3 bassins, 3 températures differentes. Un vrai regal ! Nous y passons tout l’après-midi et on serait bien restés plus longtemps mais pour rentrer ce serait compliqué car peu de bus passent ici et des taxis, il n’y en a pas.

Salento et la vallée de Cocora

J’arrive à Salento, un beau village perché avec des montagnes environnantes, un dimanche. Le village n’est pas du tout paisible. Une foule de gens, aussi bien locaux que touristes, vient y passer le week-end. La place, qui en semaine est très calme, déborde d’énergie et est remplie de tables, chaises et stands divers. Les enfants assis dans des mini-jeep tirées par des hommes et femmes ont le sourire aux lèvres. Des jeeps débarquent et partent régulièrement pour le hameau de Cocora.

Avec une suisse et 2 francais, nous partons une journée randonner dans la vallée de Cocora. Le trajet commence d’abord à bord de la fameuse jeep Willis qui nous emmène à Cocora. À peine une dizaine de minute de marche, je me retrouve devant l’immensité du paysage,  je me sens petite.

Nous avions initialement prévu de faire la boucle mais alors que la montée s’annonce épique, et que nous n’avons pas tous la même condition physique, par solidarité nous faisons demi-tour et allons jusqu’à Acaime à la casa de los colibris où nous faisons une pause déjeuner avant de rentrer sous la pluie. 

Le lendemain, je retourne au hameau mais cette fois-ci pour aller au Bosque Los Palmas où s’étendent des milliers de palmiers dans les vallées. Faisant jusqu’à 60 mètres de hauteurs, ce sont l’emblème de la Colombie. 

Infos pratiques :

Kumanday hostel à Manizales : chambres propres, petit-déjeuner compris et situé dans un quartier vivant la nuit bien qu’un peu loin à pied du centre.

Wanderlust hostel à Armenia : déco moderne, chambres propres. 

La casa de Lili à Salento : je recommande vivement cette auberge. Lili, la propriétaire est plus que chaleureuse et cela se sent énormément quand on arrive la première fois.

– Si vous ne voulez pas faire la boucle de la Vallée de Cocora, en arrivant au hameau n’allez pas à droite où débute le sentier pour Acaime. Allez plutôt tout droit (10 minutes), puis sur la gauche,  le sentier pour Bosque de Los Palmas débute ici.

– L’entrée est payante ($2000-3000) quelque soit l’entrée. 

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2 Commentaires

  1. Penelope COATALEN's Gravatar Penelope COATALEN
    17 mai 2017    

    Merci pour ces magnifiques photos, comme toujours (j’adore l’hippopotame) et ton récit aussi. Bravo pour l’ascension. XXX
    Miss P

  2. 19 mai 2017    

    Il fait bon de voyager par ici ! Merci pour l’escapade et surtout la découverte, je ne connaissais pas du tout ! Par contre pour l’ascension, il faut visiblement avoir une condition physique extraordinaire ! Bravo à toi en tout cas !
    Bisous !

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